La phase de tests d’une application mobile avant sa publication sur les stores est décisive. Le nombre de bugs présents dans une application est directement lié à la qualité des tests effectués.

La question de la méthodologie :
La question de la méthodologie de test se pose à la fois pour iOS et pour Android mais encore plus pour Android pour les 2 raisons suivantes :

  • La fragmentation des versions d’OS beaucoup plus marquée sur Android que sur iOS où le dernier iOS se répand très rapidement ce qui minimise le nombre de versions à prendre en considération lors des tests.
  • La diversité des marques de smartphones sur Android alors qu’iOS dépend d’un seul constructeur, Apple en l’occurence.

Pour tester donc une application sous Android et dans l’idéal, chaque test (Je saisis mon login/password et je « clique » sur se connecter ») doit être effectué avec toutes les combinaisons possibles des 4 critères ci-dessous :

  • Les différentes versions d’Android :
    Oreo (8.x), Nougat (7.x), Marshmallow (6.x), Lollipop (5.x) ou KitKat (4.4) pour ne citer que les principales versions actuellement. A noter que pour chaque version majeure (5 par exemple), il existe des versions mineurs qui peuvent aussi être la source de bugs. Les versions 5.0.1, 5.0.2, 5.1 ou 5.1.1 ont suivi la 5.0.0 par exemple.
  • Les différentes marques de smartphones :
    Samsung, LG, Sony, Huawei,… pour ne citer que ces marques là. Il est nécessaire de prendre en compte les 3 critères suivants :

    • La marque : Tester sur différentes marques est primordial car on peut très bien rencontrer un bug sur un smartphone Sony qu’on ne verra sur aucun autre smartphone (et inversement). Pourquoi ? Car certains constructeurs de smartphones Android ajoutent une surcouche à la version d’Android fournie par Google. Samsung par exemple ajoute une surcouche à tous ces smartphones. Inversement, le Nexus est un smartphone sans surcouche. La surcouche, spécifique à une marque et à un modèle de smartphone, peut donc être à l’origine de bugs.
    • La gamme : Tester sur des smartphones haut de gamme ou d’entrée de gamme ne produit pas exactement les mêmes résultats notamment quand il s’agit de performances. Une application peut très bien fonctionner sur un Samsung Galaxy S8 et être très lente sur un smartphone Samsung d’entrée de gamme (Galaxy J) ce qui pourrait nécessiter des optimisations, une adaptation de l’UI etc…

  • Les différentes densités :
    La densité consiste dans la quantité de pixels dans une zone physique de l’écran, généralement appelé dpi (points par pouce). Par exemple, un écran de densité « faible » a moins de pixels dans une zone physique donnée, par rapport à un écran de densité « normale » ou « haute »., les différentes densités existantes aujourd’hui sur Android sont : low, medium, high, extra-high, extra-extra-high et extra-extra-extra-high. Ces paramètres entrent également en compte lors de la phase de tests.
  • Mode portrait / paysage :
    A prendre en compte si l’application fonctionne à la fois en mode portrait et a un comportement spécifique en mode paysage.

On voit bien que réussir à tester une application et effectuer chaque test avec toutes ces combinaisons est une tâche qui nécessite beaucoup de minutie et de temps. De plus, à chaque mise à jour, il est nécessaire de refaire tous les tests avant d’éviter de potentielles régressions (Ce qui fonctionnait avant la mise à jour et qui risque de ne plus fonctionner).

Nous aborderons dans le prochain article les différentes approches possibles pour tester une application mobile en tenant compte de toutes les combinaisons décrites dans cet article.

Si cet article vous a apporté des informations utiles, que vous rencontrez des problématiques liées aux tests et que vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous contacter via le site de notre agence de développement d’applications mobiles.

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